Une route stratégique au cœur du Cayor
La route Mékhé – Thilmakha n’est pas un simple tronçon; c’est une artère vitale qui relie plusieurs communes du département de Tivaouane : Mékhé, Mérina Dakhaar, Pékésse, Niakhène et Thilmakha.
En plus de connecter ces localités entre elles, cette route ouvre des portes vers Touba et Dakar tout en reliant le Cayor à d’autres régions. Elle est au cœur du quotidien des citoyens en ce sens qu’elle leur permet de parcourir les marchés hebdomadaires, de transporter des produits locaux, d’ accéder aux soins médicaux, ou encore de permettre aux jeunes de rejoindre facilement leurs écoles et universités.
Le projet de réhabilitation : entre espoir et lenteur
En septembre 2022, le gouvernement a lancé les travaux de réhabilitation dans le cadre du Programme Spécial de Désenclavement (PSD). L’entreprise SOTRACOM a reçu le marché pour un montant de plus de 11 milliards FCFA, avec un délai annoncé de 20 mois.
Au départ, ce chantier avait suscité beaucoup d’espoir. Les populations croyaient enfin à la fin d’un calvaire de plusieurs décennies. Mais très vite, l’enthousiasme s’est transformé en frustration.
Des enjeux économiques et sécuritaires énormes
Cette route est le poumon économique de la zone. Elle sert à transporter des produits agricoles, à fructifier le commerce local et même à faciliter déplacement des pèlerins vers Touba. Sa réhabilitation permettrait de désenclaver toute une partie du Cayor.
Nonobstant le projet de réhabilitation, la réalité est dramatique : accidents mortels, problème d’évacuation des malades, les véhicules qui tombent régulièrement en panne. Selon certains témoignages, cette route a déjà coûté la vie à des dizaines de personnes.
La colère des populations
Face à la lenteur du chantier, les habitants n’en peuvent plus. Ils n’ont pas hésité à jeter l’opprobre et l’anathème sur la gestion des travaux. Ils dénoncent un manque notoire de sérieux et d’engagement. Ainsi, des caravanes de protestation ont déjà été organisées pour attirer l’attention des autorités.
La population le dit haut et fort : « Nous sommes oubliés ! » Ils demandent plus que des promesses, ils veulent des résultats concrets, car chaque jour qui passe constitue un risque supplémentaire pour leurs vies et leurs activités. L’urgence s’impose alors de s’évertuer à mettre un terme à cette situation infernale que vit la population.
Depuis le lancement des travaux de réhabilitation, la situation est devenue insupportable. La poussière s’infiltre partout, jusque dans les maisons. L’environnement est complètement dégradé, et les habitants respirent chaque jour cette poussière rouge qui pollue l’atmosphère et menace leur santés. Partout où l’on passe, ce ne sont que des nuages de poussière qui envahissent l’air, rendant la situation encore plus périlleuse.
Quand certains médias préfèrent le silence…
Une autre frustration des habitants, c’est le rôle de certains médias dits “nationaux”. Des plateformes comme Seneweb, Grand Panel, La Vie Sénégalaise, au lieu de braquer les projecteurs sur la lancinante inquiétude des populations , choisissent de se taire ou de se contenter de communiqués copiés-collés vantant des “ pseudo- progrès” qui n’existent guère sur le terrain.
Pendant que les populations souffrent, ces médias préfèrent éclipser la vérité. Ce décalage entre la réalité vécue et les contenus médiatiques alimente la colère et la méfiance. La population dénonce avec toute son énergie le mutisme et l’indifférence de certains médias à mette en exergue la réalité.
⸻
En résumé :
La route Mékhé – Thilmakha est plus qu’un chantier. Elle est l’avenir du Cayor, un levier économique, un enjeu sécuritaire, et un droit pour les populations.
Aujourd’hui, les habitants n’attendent plus de beaux discours. Ils attendent des actes. Car une route, ce n’est pas seulement du bitume ; c’est la dignité et la sécurité d’une communauté entière.








